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173 000 nouvelles embauches nécessaires pour assurer la sécurité alimentaire du Canada 

 

Un nouveau rapport révèle que le secteur canadien de la fabrication des aliments et des boissons doit mettre en place des mesures concertées en matière de main-d’œuvre et de productivité d’ici 2034 

 

OTTAWA, le 18 septembre 2026 — Le secteur de la fabrication des aliments et des boissons devra embaucher 173 000 nouvelles personnes entre 2026 et 2034, selon un nouveau rapport national sur le marché du travail publié aujourd’hui par Compétences Transformation Alimentaire Canada (CTAC). Près de 100 000 des embauches prévues d’ici 2034 seront nécessaires pour remplacer les travailleurs quittant le marché du travail, tandis que l’expansion représente 43 % des besoins totaux en matière d’embauche. 

Le rapport Information sur le marché du travail : Perspectives sur le marché du travail 

L’impératif de la main-d’œuvre : aperçu du secteur de la fabrication des aliments et des boissons au Canada (2026-2034) révèle que le secteur devra embaucher environ 19 200 nouvelles personnes chaque année pour remplacer les travailleurs qui quittent le marché du travail et soutenir la croissance continue de l’industrie.  

« Ce rapport montre clairement que le défi à relever par le secteur alimentaire canadien en matière de main-d’œuvre est structurel, et non temporaire », a déclaré Jennefer Griffith, directrice exécutive de Compétences Transformation Alimentaire Canada. « Le secteur est en pleine croissance, la demande est forte, et les occasions sont nombreuses. Mais pour concrétiser ce potentiel, des mesures ciblées seront nécessaires afin d’attirer, de former et de fidéliser le personnel tout en aidant les entreprises à améliorer leur productivité. » 

Les opérateurs seront les plus recherchés : il faudra en embaucher quelque 60 800 d’ici 2034. Le secteur aura également besoin d’environ 34 300 ouvriers et 19 800 professionnels de la vente. Ensemble, les opérateurs et les travailleurs représentent plus de la moitié des besoins d’embauche projetés dans le secteur.  

Les perspectives provinciales révèlent des pressions différentes à travers le pays. L’Alberta arrive en tête des prévisions de croissance et devra embaucher 16 800 nouvelles personnes d’ici 2034, l’expansion étant le principal moteur de cette demande. L’Î.-P.-É est également en bonne position : son taux de participation des jeunes est le plus élevé du pays dans ce secteur, et ses besoins de croissance dépassent légèrement la demande de remplacement. Elle aura besoin de 2 400 nouveaux employés. D’autres provinces doivent composer avec des défis démographiques ou géographiques plus marquants. À Terre-Neuve-et-Labrador, le nombre de travailleurs à recruter représente 76 % de l’effectif actuel de la province, tandis que la Nouvelle-Écosse a besoin d’embaucher l’équivalent d’environ deux tiers de son effectif. L’Ontario, quant à elle, est confrontée aux besoins absolus les plus importants et doit embaucher près de 65 000 nouvelles personnes. 

Ce défi en matière de main-d’œuvre intervient alors que le secteur de la fabrication des aliments et des boissons fait preuve d’une forte vigueur économique : 

  • Le chiffre d’affaires du secteur a atteint environ 173 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 69 % par rapport à 2015. 
  • L’excédent commercial de la fabrication alimentaire a atteint 13 milliards de dollars, soit près de quatre fois son niveau de 2015. 
  • Le secteur employait environ 317 000 personnes en 2025.  
  • L’emploi dans le secteur de la fabrication de produits alimentaires et de boissons a progressé en moyenne de 2,2 % par an depuis 2015. 

Toutefois, le rapport indique que la productivité constitue une préoccupation croissante. En effet, la productivité du secteur de la fabrication de produits alimentaires a reculé en moyenne de 0,17 % par an entre 2015 et 2024, tandis que les coûts salariaux unitaires ont augmenté de 36 %. Pour satisfaire à la demande projetée, il faudra une croissance annuelle de l’emploi de 2,4 % à un moment où la croissance de la population nationale devrait rester inférieure à 1 %. 

« Si nous voulons bâtir un Canada fort, la fabrication des aliments et de boissons doit être un élément central de cette stratégie », a affirmé Mike Timani, président du conseil d’administration de Compétences Transformation Alimentaire Canada. « Le Canada ne peut pas atteindre ses objectifs en matière de sécurité alimentaire, de production nationale et d’exportation sans les personnes et les compétences nécessaires pour les soutenir. Le perfectionnement de la main-d’œuvre doit être considéré comme une infrastructure économique essentielle. Compétences Transformation Alimentaire Canada, en collaboration avec les gouvernements, les employeurs, les éducateurs et les partenaires communautaires, doit jouer un rôle important dans l’avancement des solutions nécessaires pour bâtir une main-d’œuvre qualifiée, inclusive et productive. » 

Le rapport recommande que le Canada : 

  • fasse de l’économie alimentaire et de sa main-d’œuvre une priorité du gouvernement national; 
  • intègre une stratégie axée sur la main-d’œuvre dans le programme de sécurité alimentaire du Canada; 
  • élargisse les programmes de formation et de perfectionnement professionnel spécifiques au secteur; 
  • renforce les parcours menant aux métiers spécialisés et au préapprentissage; 
  • se prépare à la demande de remplacement liée aux départs à la retraite grâce à la certification et à des perspectives de carrière claires; 
  • améliore les liens avec les nouveaux arrivants, les personnes en situation de handicap et d’autres bassins de talents sous-représentés; 
  • élabore des initiatives nationales de sensibilisation aux carrières parallèlement à des solutions régionales adaptées en matière de main-d’œuvre; 
  • utilise des données détaillées sur le marché du travail pour déterminer les occasions d’améliorer la productivité et orienter les investissements. 

Le rapport souligne également que la technologie à elle seule ne suffira pas à remplacer les personnes. Même si l’ensemble du secteur atteignait le niveau de la norme de 4,0, des études antérieures indiquent qu’il aurait encore besoin de près de 140 000 nouveaux travailleurs au cours des neuf prochaines années. 

« Le secteur de la fabrication des aliments et des boissons au Canada offre des centaines de parcours professionnels différents dans la production, les métiers spécialisés, la sécurité alimentaire, les sciences, la logistique, la technologie, la vente et la gestion », a ajouté M. Griffith. « Il s’agit à la fois d’un défi urgent en matière de main-d’œuvre et d’une occasion extraordinaire de permettre à davantage de Canadiens d’accéder à des carrières stables et enrichissantes dans un secteur qui nourrit le pays et le monde entier. » 

Le rapport complet, Information sur le marché du travail : Perspectives sur le marché du travail L’impératif de la main-d’œuvre : aperçu du secteur de la fabrication des aliments et des boissons au Canada 2026-2034 est accessible à ajouter le lien ici.

https://fpsc-ctac.com/reports/the-workforce-imperative/

Veuillez noter que le rapport sera disponible en français d’ici le 23 septembre 2026.

 

À propos de Compétences Transformation Alimentaire Canada 

Compétences Transformation Alimentaire Canada est l’organisation nationale de développement de la main-d’œuvre pour le secteur de la fabrication des aliments et des boissons. Depuis plus de 28 ans, CTAC travaille avec l’industrie, le gouvernement et les partenaires éducatifs pour bâtir une main-d’œuvre qualifiée et prête pour l’avenir, qui renforce la salubrité alimentaire du Canada, stimule la croissance économique et positionne le pays comme un chef de file mondial de l’économie alimentaire. 

Pour obtenir davantage de renseignements, visitez fpsc-ctac.com. 

Personne-ressource pour les médias 

Isabel Dopta 
idopta@fpsc-ctac.com 
Compétences Transformation Alimentaire Canada 

 

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